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Des accords pétroliers soutenus par Washington pourraient remodeler l'économie du Venezuela et sa relation avec les États‑Unis.

Chris Wright, le secrétaire à l'Énergie des États‑Unis, est arrivé à Caracas mercredi pour assister à la signature d'une série de contrats évalués à « des dizaines de milliards de dollars ». Les accords impliquent le géant pétrolier américain Chevron, une spin‑off de General Electric appelée GE Vernova, et ENI d'Italie, et accordent aux États‑Unis le contrôle majoritaire d'environ 65 billion barils de réserves vénézuéliennes.
Les contrats accordent à Chevron une participation de $7 billion pour développer deux champs supplémentaires dans la Ceinture de l'Orénoque, avec une production qui devrait plus que doubler en cinq ans. ENI a obtenu les droits exclusifs d'explorer le gigantesque champ Junin 5, tandis que GE Vernova aidera à moderniser le réseau électrique vieillissant du Venezuela. Une entité gouvernementale intérimaire, North American Blue Energy Partners (NABEP), verra une participation de 35 percent du gouvernement des États‑Unis dans ses opérations.
« Tout ce que nous faisons, c’est prendre un actif souterrain inactif qui ne profite en rien au peuple vénézuélien et apporter l'argent, la technologie pour le développer », a déclaré Wright aux journalistes.
La dirigeante intérimaire Delcy Rodriguez a défendu les accords, arguant que l'investissement étranger se traduira par des emplois, des salaires plus élevés et de meilleurs services publics. Elle estime que les contrats pourraient générer $209 billion de profit sur 25 years.
Le président Donald Trump a salué l'accord comme le "biggest oil deal in world history", une affirmation qui a suscité des critiques des deux côtés de l'Atlantique. Les opposants soutiennent que les contrats compromettent la souveraineté du Venezuela, surtout après que les États‑Unis ont aidé à évincer l'ancien président Nicolás Maduro lors d'un raid récent.
Les républicains de Washington surveillent de près ces développements, les coûts du carburant en hausse liés au conflit en cours entre les États‑Unis et l'Iran menaçant d'affecter les perspectives du parti lors des prochaines élections de mi‑mandat.
Wright a projeté que la production vénézuélienne pourrait dépasser 2 million barrels per day d'ici 2030, restant toutefois en dessous du pic des années 1990 du pays, qui dépassait 3 million barrels. Le succès des accords dépendra de la stabilité politique ; Rodriguez a déclaré que les élections seront organisées lorsque le Venezuela sera "Venezuela is ready", mais aucun calendrier n’a été fixé.
Les analystes notent qu'une production vénézuélienne accrue pourrait influencer les marchés pétroliers mondiaux, exerçant potentiellement une pression supplémentaire sur les actions liées au pétrole à l'échelle mondiale.
Dans les mois à venir, les investisseurs surveilleront si l'investissement promis se concrétise, comment le gouvernement vénézuélien gère sa relation avec Washington, et si le secteur pétrolier peut fournir les bénéfices économiques projetés.