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États‑Unis et Canada proches d’un accord commercial alors que la date limite approche

Les négociateurs à Washington affirment que les progrès pourraient éviter de nouvelles taxes américaines sur les produits canadiens.

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US, Canada push to seal trade deal as deadline nears

Les États‑Unis et le Canada sont dans les dernières étapes d’un accord commercial qui pourrait empêcher l’imposition de nouveaux droits de 50 pour cent sur une gamme de produits canadiens. Les pourparlers, qui se sont prolongés jusque tard le soir dans le bureau de Jamieson Greer, le représentant américain au commerce, ont vu les deux parties annoncer « des progrès majeurs » après plusieurs jours de négociations intensives.

Le ministre du commerce canadien LeBlanc a déclaré aux journalistes en quittant la réunion : « Nous avons encore du travail à faire. Nous continuerons à travailler jusqu’à la dernière minute. Notre tâche n’est pas terminée. » Cette remarque est intervenue après que le président Donald Trump a menacé de mettre en place les tarifs élevés d’ici mercredi, avant d’annoncer un report à court terme, invoquant les récentes avancées.

Pourquoi les négociations sont importantes maintenant

Depuis que les États‑Unis ont d’abord imposé des droits de douane plus élevés sur l’acier, l’aluminium et les automobiles canadiens, l’économie canadienne, axée sur l’exportation, a ressenti la pression. Ces mesures ont coûté des emplois, réduit la production industrielle et mis à l’épreuve le partenariat économique de longue date, qui voit environ 70 pour cent des exportations canadiennes se diriger vers le sud.

Le Premier ministre désigné Mark Carney a informé les dirigeants provinciaux des termes proposés, qui visent à revenir sur les taux les plus punitifs tout en maintenant certaines taxes en place. Le premier ministre du Saskatchewan Scott Moe a averti qu’un retour au « status quo » d’avant Trump était improbable, laissant entendre que tout accord impliquerait des compromis des deux côtés.

« Les deux parties souhaitent une sortie ici, » a déclaré l’avocat spécialisé en commerce Ryan Majerus de King & Spalding.

Le chef de l’opposition Pierre Poilievre a déjà condamné l’idée de « tarifs unilatéraux », arguant qu’ils placeraient les entreprises canadiennes en situation de désavantage concurrentiel. Par ailleurs, les premiers ministres provinciaux sont divisés sur des questions annexes telles que le retrait des boissons alcoolisées américaines des magasins de spiritueux canadiens, une mesure qui a suscité de vives critiques de la part de la Québécoise Christine Frechette et du Manitobain Wab Kinew.

Ce qui vient ensuite

Les négociateurs devraient se réunir de nouveau au début de la semaine prochaine pour régler les points restants, y compris le calendrier précis des réductions tarifaires. Si un accord est conclu avant la date limite du mercredi, les États‑Unis suspendraient probablement les droits menacés, offrant ainsi un répit aux deux économies.

Au‑delà de l’accord immédiat, les deux pays doivent encore régler les révisions de l’Accord de libre‑échange nord‑américain, désormais appelé Accord États‑Unis‑Mexique‑Canada (USMCA), que le président Trump a indiqué ne pas renouveler sans modifications importantes. Le résultat de ces négociations plus larges façonnera le cadre commercial à long terme pour l’Amérique du Nord.

Pour plus de contexte sur les récentes mesures tarifaires du président Trump, consultez le allègement tarifaire temporaire de Trump sur les importations de viande hachée.

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