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La prise de Mocha par les Houthis expose le détroit stratégique Bab al‑Mandab à un risque et pourrait remodeler la dynamique maritime du Middle East.

Houthis sont entrés dans la ville de Red Sea de Mocha jeudi, hissant le drapeau du mouvement aligné à l’Iran après une brève mais violente bataille de rue. Des témoins ont rapporté que les combattants scandaient « death to America, death to Israel » en s’emparant du port, qui se situe juste au nord du détroit vital Bab al‑Mandab.
La perte de Mocha offre aux rebelles un point d’ancrage sur la côte qui surplombe directement le détroit reliant la Red Sea au golfe d’Aden. Le contrôle de Bab al‑Mandab permettrait au groupe de perturber l’un des couloirs maritimes les plus fréquentés au monde, une route qui a gagné en importance depuis que le conflit plus large du Middle East s’est intensifié plus tôt cette année. Saudi Arabia a réagi avec des dizaines de frappes aériennes, son porte‑parole militaire déclarant que 64 frappes ont touché le Yemen au cours des dernières 24 heures, dont dix dans la province de Taiz.
Dans la capitale, Rashad al‑Alimi, chef du Conseil de direction présidentiel du Yemen reconnu internationalement, a averti que la protection du littoral constitue « an Arab and international interest ». Les rebelles ont également affirmé avoir pris la petite île de Zuqar après une attaque combinée de roquettes et de bateaux.
Les analystes estiment que la prochaine étape logique pour les Houthis est de pousser davantage vers le détroit même, une manœuvre qui pourrait déclencher une réponse navale plus large de la coalition dirigée par Saudi Arabia et éventuellement des puissances occidentales protégeant le transport commercial. United Nations Security Council a convoqué une session d’urgence, le United Kingdom exhortant les Houthis à désescalader.
« Nous avons déplacé notre centre de commandement vers un lieu sûr pour nous regrouper, » a déclaré Tarek Saleh, leader des Yemeni National Resistance Forces qui détenaient auparavant Mocha.
Parallèlement, le conflit a déjà fait grimper les références pétrolières au‑delà de $100 le baril, reflétant l’anxiété du marché face aux perturbations d’approvisionnement. Si les Houthis parviennent à menacer Bab al‑Mandab, la Red Sea pourrait devenir un nouveau foyer de tension, obligeant les acteurs régionaux à réévaluer les déploiements navals et les stratégies diplomatiques.
Pour l’instant, les civils fuient vers l’intérieur des terres, avec des signalements de pillages et une atmosphère « apocalyptic » dans la ville capturée. Le bilan humanitaire s’aggrave alors que les combats menacent de défaire des années de stabilité fragile au Yemen.