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Une rupture glaciaire soudaine a déclenché une inondation éclair qui a traversé le Népal et le Tibet, faisant des centaines de morts et suscitant une aide internationale urgente.

Mercredi, une inondation éclair massive a balayé la frontière Népal‑Tibet après qu’un fragment de glacier se soit détaché, bloquant une rivière avant de libérer un torrent d’eau, de boue et de débris. La catastrophe a déjà fait au moins 389 victimes du côté népalais, plus de 1 300 personnes restant portées disparues.
Les familles des villages isolés font face à la perte et à l’isolement. Tashi Sandu Tamang, qui dirige un hôtel à Khangjim, a déclaré aux journalistes qu’il était en sécurité mais pleurait neuf ou dix proches vivant près de la frontière chinoise. « J’ai vu l’eau arriver ; elle était très sombre à cause de la boue », a-t-il expliqué.
Les opérations de secours sont entravées par des pluies persistantes, un terrain escarpé et l’absence de routes. Navodita Kumari a indiqué que les équipes internationales luttent contre des conditions « extrêmement difficiles » alors qu’elles recherchent des survivants dans des vallées jonchées de débris.
Le US State Department a confirmé que 90 citoyens américains sont portés disparus, bien qu’aucun décès n’ait été signalé. Il a déjà secouru trois ressortissants. Au Royaume-Uni, King Charles III et Queen Camilla ont exprimé leur tristesse, soulignant les liens étroits entre la Grande-Bretagne et la région, et ont promis une aide de £5 million.
« Nous adressons notre plus profonde sympathie à tous ceux qui ont tragiquement perdu leurs proches et nous ressentons une profonde compassion pour les nombreuses familles qui attendent anxieusement les nouvelles d’amis et de proches », a écrit le monarque sur X.
Le Népal et China ont tous deux mis en garde contre de nouveaux risques d’inondation, le lac formé par les débris sur le site de la crue continuant de monter, menaçant de se rompre et de provoquer d’autres dommages en aval.
Des centaines de ressortissants indiens participaient au pèlerinage du Mount Kailash lorsque l’inondation a frappé, ajoutant une dimension religieuse à la crise humanitaire. L’International Centre for Integrated Mountain Development estime que plus de 100 des disparus sont des pèlerins.
Les autorités exhortent les résidents à éviter les rives des rivières pendant que le niveau du lac est surveillé. La catastrophe souligne la vulnérabilité croissante des communautés himalayennes face aux débordements de lacs glaciaires, un risque accentué par la hausse des températures.
À l’avenir, les équipes de secours poursuivront l’évacuation aérienne des survivants, tandis que les gouvernements évaluent la stabilité du lac nouvellement formé. L’aide internationale devrait augmenter, mais la géographie isolée implique que le secours arrivera lentement. Le nombre de victimes devrait augmenter à mesure que davantage de corps seront récupérés et que l’ampleur réelle des disparus deviendra plus claire.