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Le responsable de l'économie de l'Iran affirme que les dernières sanctions de Washington ne feront qu'approfondir la détermination de Tehran et déclencher une stratégie de contre‑mesure de deux ans.

Ali Madanizadeh, le ministre de l'économie de l'Iran, a déclaré à la télévision d'État lundi que les United States avaient lancé une nouvelle série de sanctions visant à paralyser les finances de Tehran. Il a indiqué que ces mesures constitueraient « une autre défaite » pour Washington, ajoutant que l'Iran dispose d'un « plan de deux ans » pour résister à la pression.
« Ils ont tout fait pour mettre à l'épreuve la détermination du peuple iranien et des responsables du pays, mais ils ont échoué à chaque fois », a déclaré Madanizadeh.
L'annonce survient alors que Washington intensifie sa campagne visant à couper toutes les lignes de vie économiques de la République islamique. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que les entités facilitant le blanchiment d'argent pour l'Iran seraient retirées du système du dollar US, une mesure qui pourrait accentuer la pression sur les exportations pétrolières de Tehran et sa capacité à financer la guerre dans la région.
Les dernières mesures US visent la capacité de l'Iran à vendre du pétrole, à accéder aux services bancaires internationaux et à se procurer des technologies pour son secteur énergétique. En menaçant de placer sur liste noire les banques manipulant les fonds iraniens, les United States espèrent contraindre leurs alliés, dont la China, à réduire le commerce qui soutient l'économie de Tehran.
L'Iran a averti d'une réponse sévère, suggérant qu'il pourrait perturber la navigation dans le détroit d'Hormuz, un goulot d'étranglement qui gère environ un cinquième du trafic pétrolier mondial. De telles actions résonneraient sur les marchés mondiaux, pouvant faire grimper les prix du brut et entraîner une réévaluation du risque au Moyen-Orient.
Les analystes notent que les sanctions pourraient également affecter les actions européennes. Par exemple, le Le FTSE 100 progresse alors que les marchés intègrent les sanctions US, reflétant la prudence des investisseurs à l'égard des titres liés à l'énergie.
À l'avenir, la stratégie de contre‑mesure de deux ans de Tehran pourrait impliquer le renforcement des liens avec des partenaires non occidentaux, l'expansion de sa présence dans les voies maritimes régionales et l'exploitation de son contrôle du détroit d'Hormuz pour influencer les prix du pétrole. Les United States, quant à eux, surveilleront de près toute escalade, cherchant à concilier la pression exercée sur l'Iran avec la nécessité d'éviter une perturbation plus large de l'approvisionnement mondial en énergie.
À court terme, les entreprises exposées au Moyen-Orient devront réévaluer les risques de leurs chaînes d'approvisionnement, tandis que les investisseurs surveilleront tout signe de représailles pouvant se répercuter sur les marchés des matières premières.