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La décision de Londres d'interdire les produits en provenance des colonies de Cisjordanie pousse Israël à fermer la mission diplomatique britannique à Jérusalem.

Israël a annoncé mardi qu'il fermerait le consulat britannique à Jérusalem en réponse à la décision du Royaume-Uni d'imposer des sanctions aux produits en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.
Le gouvernement britannique a indiqué qu'il interdirait l'importation de produits fabriqués dans les colonies, une mesure qu'il a présentée comme conforme au droit international. Des responsables israéliens ont qualifié cette mesure d'acte hostile, estimant qu'elle porte atteinte aux relations bilatérales et au processus de paix.
« Nous remercions l'opposition britannique de s'opposer aux politiques anti-israéliennes du gouvernement travailliste », a écrit sur X le ministre des Affaires étrangères israélien Gideon Saar.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait écho à cette position, affirmant que le régime de sanctions « vise les intérêts légitimes d'Israël en matière de sécurité » et ne dissuadera pas l'activité de colonisation.
Les sanctions touchent une part modeste du portefeuille d'exportations israélien, principalement des produits agricoles tels que les dattes et les agrumes cultivés dans les colonies. Si l'impact économique est limité, le poids symbolique est important, signifiant un changement de cap de la politique européenne à l'égard du conflit israélo-palestinien.
Les deux parties ont indiqué que le différend ne serait pas résolu rapidement. Le Royaume-Uni devrait maintenir son régime de sanctions, tandis qu'Israël pourrait envisager des représailles diplomatiques supplémentaires, notamment en limitant la coopération israélo-britannique dans d'autres secteurs. Des observateurs estiment que cet enchaînement de représailles pourrait déborder sur les relations UE-Israël et influencer les efforts futurs de consolidation de la paix.