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L'emprunt du Royaume-Uni augmente de façon inattendue en juillet sous le nouveau chancelier

Les chiffres du premier mois pour le chancelier John Healey révèlent un déficit modeste, indiquant un espace budgétaire plus restreint avant le budget d’octobre.

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Man in suit and red tie speaking at a podium to an audience in a modern building.

John Healey a hérité d’un tableau des finances publiques qui semblait équilibré, mais les données de l’Office for National Statistics publiées vendredi ont montré un emprunt de £1.8 billion en juillet. Les analystes s’attendaient à un résultat à l’équilibre, et le chiffre dépassait également les prévisions de printemps de l’Office for Budget Responsibility.

Pourquoi la surprise est‑elle importante

Cette hausse reflète des dépenses supérieures aux recettes, notamment une augmentation plus lente que prévu des déclarations d’auto‑évaluation fiscale qui augmentent habituellement les recettes de juillet. Grant Fitzner, économiste en chef à l’ONS, a noté que, bien que l’emprunt soit encore inférieur à celui d’il y a un an, il dépasse l’estimation du surveillant.

Les paiements d’intérêts de la dette ont grimpé à £7.7 billion, maintenant la dette totale du secteur public juste en dessous du seuil de £3 trillion qui a été évoqué dans les récents débats politiques. Dennis Tatarkov, économiste senior chez KPMG UK, a averti que les mesures continues de soutien au coût de la vie et les retombées économiques du choc pétrolier lié à l’Iran sont susceptibles de maintenir l’emprunt à un niveau élevé à court terme.

La discipline budgétaire est le socle de notre stabilité économique et de notre sécurité nationale au Royaume-Uni.

Sir Mel Stride, le chancelier fantôme, a averti que les plans fiscaux du Labour pourraient ajouter un quart de mille milliards de livres à la facture nationale, un fardeau qui, selon lui, incombera aux familles ordinaires.

Ce qui nous attend

Ces chiffres font partie des dernières prises de vue mensuelles complètes que John Healey verra avant de présenter le budget d’automne le 28 octobre. Il a indiqué que le gouvernement reste dans les limites des règles budgétaires, mais l’appétit du marché pour une dette supplémentaire est limité, surtout alors que le Royaume-Uni fait face aux coûts d’emprunt les plus élevés parmi les G7.

L’économiste Simon French de Panmure Liberum suggère que le chancelier n’aura peut‑être pas besoin d’augmenter les impôts immédiatement, mais une hausse modeste pourrait être nécessaire pour financer la défense et les engagements liés au coût de la vie. Le budget à venir testera donc la capacité du gouvernement à concilier ses promesses de dépenses avec un environnement d’emprunt plus contraint.

Après que l’OBR ait sous‑estimé l’emprunt suite à la guerre en Ukraine, les analystes s’attendent à une perspective plus prudente alors que le Royaume-Uni navigue entre les pressions sur les prix de l’énergie et l’incertitude géopolitique.

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