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Le percée de l'AfD dans un État German a laissé Marine Le Pen et Jordan Bardella en marge, soulignant l'évolution des dynamiques parmi les partis de droite en Europe.

Lors de l'élection régionale en Saxony‑Anhalt, lAlternative for Germany (AfD) est apparue comme le parti le plus important, obtenant une pluralité nette, la performance la plus forte d'une force d'extrême droite en Germany depuis la Seconde Guerre mondiale.
Cette victoire fait écho à travers le continent, à un moment où le National Rally (RN) de France se prépare pour l'élection présidentielle de 2027. Marine Le Pen domine actuellement la plupart des sondages d'opinion pour une victoire au premier tour, et toute hausse du soutien à la droite German pourrait la contraindre à durcir sa position sur la migration.
Marine Le Pen et son adjoint Jordan Bardella sont restés très discrets, contrastant fortement avec les commentaires habituels favorables aux médias après les élections. Bardella, qui a officiellement rompu avec l'AfD au European Parliament après qu'un membre senior de l'AfD a minimisé la criminalité d'un vétéran de la SS, avait déjà averti que la « pression électorale » du parti German poussait Berlin à adopter une ligne plus dure sur la migration.
« La pression électorale de l'AfD a contraint le gouvernement German à adopter une ligne plus dure sur la migration », a déclaré Bardella.
Les parlementaires du RN ont renforcé la distance. Franck Allisio a déclaré à LCI que les partis n'« ont rien à voir avec eux », tandis que Jean‑Philippe Tanguy a averti que les positions de l'AfD vont « à l'encontre des intérêts de la France ». Le député senior du RN Philippe Ballard a résumé le sentiment : « Nous prenons note, les Allemands ont voté pour ce parti, mais nous ne les considérons pas comme nos alliés. »
Au United Kingdom, Nigel Farage, chef de Reform UK, n’a pas commenté alors qu’il envisage une éventuelle candidature à la direction. Le premier ministre d'Italy Giorgia Meloni, dont le parti puise ses racines dans les mouvements néo‑fascistes, s’est également abstenue de se prononcer, privilégiant les priorités nationales.
Le Pen continue de promouvoir une stratégie de « dé‑démonisation », cherchant à se détacher de l'héritage extrémiste de son père, Jean‑Marie Le Pen, tout en maintenant une ligne dure sur des questions comme l'interdiction publique du voile musulman. L'essor de l'AfD pourrait mettre à l'épreuve les limites de cette approche, surtout si les électeurs commencent à considérer les politiques du RN comme trop modérées face à leur homologue German.
Les analystes suggèrent que le RN pourrait redoubler d’efforts sur sa plateforme distincte afin d'éviter d'être regroupé avec l'AfD, une démarche qui pourrait remodeler les dynamiques de coalition au European Parliament. Pour Germany, la percée de l'AfD devrait intensifier le contrôle des partis traditionnels et pourrait influencer les prochaines élections nationales.
Pour davantage d’informations sur les implications du résultat en Saxony‑Anhalt, consultez Ce qui se passe ensuite après la victoire de l'AfD en Saxony‑Anhalt ? et un aperçu du passé extrémiste du parti à Pourquoi l'Alternative for Germany est considérée comme un parti d'extrême droite.