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Une baisse des dépenses des entreprises menace de freiner la croissance du Royaume-Uni pour le reste de 2026, selon la British Chambers of Commerce.

La British Chambers of Commerce (BCC) a averti mardi qu'un net ralentissement de l'investissement des entreprises maintiendra l'économie du Royaume-Uni dans une « voie lente » prolongée pour le reste de 2026. Le groupe prévoit que la croissance globale oscillera autour d'un pour cent pour l'année, l'investissement contribuant de moins en moins à la dynamique.
Une réduction des dépenses d'investissement signifie moins d'emplois, une activité de la construction plus faible et une pression limitée sur l'inflation, que la BCC prévoit toujours d'atteindre un pic de 3.6 per cent, au‑dessus des prévisions de la Bank of England. Le taux de chômage devrait s'approcher de 5 per cent d'ici la fin de l'année, érodant la confiance des ménages et les dépenses de consommation.
Les économistes interrogés par le Treasury anticipent une contraction modeste de 0.2 per cent de l'investissement des entreprises cette année, suivie d'une hausse de 0.4 per cent en 2027. Les propres chiffres de la BCC suggèrent une croissance de 0.6 per cent au premier trimestre et de 0.4 per cent au deuxième, avant une probable contraction au troisième trimestre et une maigre expansion de 0.1 per cent au cours des trois derniers mois.
"La résilience à elle seule ne dynamisera pas la croissance ni ne donnera aux entreprises les outils dont elles ont besoin pour alimenter l'économie," a déclaré Vicky Pryce, présidente du conseil consultatif économique de la BCC.
Pryce a ajouté que la croissance du début d'année « semble trop belle pour être vraie » et a averti que les gains modestes seront bientôt « loin derrière ». Elle a souligné que sans un relance de l'investissement privé, l'économie aura du mal à sortir de son schéma actuel qui persiste depuis 2022.
Les analystes de la City et les prévisionnistes indépendants sont globalement en accord avec les perspectives prudentes de la BCC. Le suivi mensuel du Treasury prévoit une croissance de 0.2 per cent au T3 et de 0.1 per cent au T4. Des entreprises telles que EY et NatWest prévoient des baisses plus importantes de l'investissement des entreprises, tandis que la plupart des économistes anticipent une hausse de la consommation publique d'environ deux per cent en 2026.
L'attention se porte désormais sur l'Office for Budget Responsibility, qui révisera ses perspectives sur cinq ans avant le budget d'automne. Les nouveaux chiffres détermineront l'espace budgétaire disponible pour John Healey, le chancelier, et pourraient influencer les décisions politiques concernant les dépenses d'infrastructure et les allégements fiscaux.
Le Treasury a refusé de commenter la dernière prévision de la BCC, mais cet avertissement ajoute une pression sur les décideurs pour trouver des moyens de stimuler l'investissement privé sans élargir le déficit budgétaire.