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Le conseiller de Healey avertit que les dépenses ne stimuleront pas la croissance du Royaume-Uni

Alexandra Depledge, fondatrice de Resi, avertit le gouvernement que la croissance provient d'entreprises productives, et non d'une dépense supplémentaire, alors que le budget approche.

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Man in suit and red tie speaking at a podium to an audience in a modern building.

Alexandra Depledge, fondatrice de la start‑up immobilière Resi et nouvellement reconduite en tant que conseillère en entrepreneuriat du chancelier John Healey, a utilisé LinkedIn pour soutenir que le Royaume-Uni ne peut pas stimuler la croissance en se contentant d’augmenter les dépenses publiques ou de lancer de nouvelles annonces politiques. Ses commentaires arrivent alors que le gouvernement prépare son premier budget sous le Premier ministre Andy Burnham.

Pourquoi cet avertissement est important

Depuis son entrée en fonction en juillet, Burnham s’est engagé à placer les services publics sous un contrôle public plus important et à inverser ce qu’il qualifie de privatisation excessive des années 1980. L’administration envisage également de nouvelles taxes sur les plus‑values, les banques et les entreprises pétrolières et gazières, malgré la pression des groupes d’affaires qui estiment que des impôts plus élevés pourraient pousser les entrepreneurs à l’étranger.

La croissance ne se produit pas parce que le gouvernement dépense davantage ou annonce davantage. Elle se produit lorsque les entreprises deviennent radicalement plus productives, et qu’une petite fraction d’elles réalise la majeure partie du travail.

La conseillère a également rappelé aux ministres que les entreprises qualifiées de « scale‑up » représentent environ 0.6 % des PME du Royaume-Uni tout en générant près de 55 % du chiffre d’affaires des petites entreprises. Elle a exhorté le Trésor à soutenir ces sociétés plutôt que de compter sur le stimulus fiscal.

Position fiscale du gouvernement

Healey et Burnham ont indiqué qu’ils n’excluaient pas de nouvelles hausses d’impôts dans le budget à venir, la taxe sur les plus‑values figurant sur la liste restreinte. Lord Jim O’Neill, ancien dirigeant de Goldman Sachs qui conseille Burnham en matière de politique économique, a averti que l’augmentation de la taxe sur les plus‑values « forcerait encore plus d’acteurs réellement audacieux à être découragés et à envisager soit de déménager, soit de ne pas faire autant de ce type d’activité qu’ils ont fait ».

Lors de la séance de questions au Premier ministre, Burnham a refusé de promettre un gel des impôts lorsqu’il a été pressé par la dirigeante conservatrice Kemi Badenoch, déclarant simplement que le gouvernement « prend les mesures nécessaires pour réduire la dette ».

Ce qui attend le budget

Avec le budget prévu pour le 28 octobre, Healey doit jongler entre la mise en œuvre du plan de croissance « pleine autorité du centre même du gouvernement » et la réponse aux demandes d’augmentation des dépenses de défense et du soutien aux ménages. Si le Trésor poursuit les augmentations de la taxe sur les plus‑values, le secteur privé pourrait réagir, ce qui pourrait remodeler le débat politique avant le budget.

Les analystes observeront si le gouvernement adopte la recommandation de Depledge de se concentrer sur le développement d’entreprises à forte croissance, une mesure qui pourrait façonner la trajectoire de productivité à long terme du Royaume-Uni.

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