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Les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus à Kyiv à bord d’un train « Peace Express », affirmant que leurs dernières propositions sont plus efficaces, bien qu’un accord reste insaisissable.

Steve Witkoff et Jared Kushner sont arrivés à Kyiv dimanche à bord d’un train arborant les mots « Peace Express ». Le duo, alliés de longue date de l’ancien président Donald Trump, a rencontré le président Volodymyr Zelensky et une délégation de responsables européens pour discuter de nouvelles idées visant à mettre fin au conflit avec la Russie.
« Ce n’est plus comme avant. Celle-ci est maintenant plus efficace. Ils continuent de parler. C’est en fait la partie la plus importante, » a déclaré un haut responsable ukrainien après les pourparlers.
La réunion était la première fois que l’équipe américaine se rendait dans la capitale ukrainienne depuis le début de la guerre en 2022. Bien que les deux envoyés aient exprimé leur optimisme, ils se sont abstenus d’annoncer des avancées concrètes.
Le président Zelensky a averti dimanche que la guerre devrait se poursuivre pendant les mois les plus froids, une perspective qui mettrait à rude épreuve les infrastructures déjà endommagées de l’Ukraine. Il a exhorté les États-Unis et les partenaires européens à rester prêts à fournir un soutien supplémentaire si les combats se prolongent.
La Russie, qui occupe de vastes parties de l’est et du sud de l’Ukraine, a répété que tout accord devait reconnaître ses annexions, une exigence que Kyiv juge inacceptable. Le Kremlin, quant à lui, a déclaré se sentir « confident » quant à la poursuite de ses objectifs, laissant entendre que la guerre pourrait s’intensifier.
Un responsable de la Maison-Blanche a déclaré à l’AFP que les envoyés avaient évoqué des « plans substantiels » qui seront annoncés dans les semaines à venir. Le Kremlin, pour sa part, a affirmé que les Américains avaient présenté plusieurs idées pour une éventuelle voie vers un accord, sans toutefois fournir de détails.
Des ministres européens du Royaume-Uni, de la France et d’Allemagne ont participé à des sessions parallèles, témoignant d’un effort occidental coordonné. Si les propositions gagnent en traction, elles pourraient aboutir à un cadre diplomatique formel avant la fin de l’année, atténuant potentiellement le fardeau humanitaire d’une guerre hivernale prolongée.
Pour l’instant, les deux parties restent prudentes. Comme l’a écrit Zelensky sur X, « L’essentiel est d’obtenir la paix pour l’Ukraine, une paix digne, fiable et durable. Nous concentrons tous nos efforts sur cet objectif. » Les prochaines semaines révéleront si les propositions « plus efficaces » se traduiront en mesures concrètes vers cet objectif.