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Les ministres des finances du G20 se réunissent alors que les United States cherchent à intensifier la pression sur l’Iran

Dans une station de montagne en North Carolina, les dirigeants financiers du G20 se sont réunis alors que Washington pressait pour des mesures économiques plus sévères contre l’Iran au milieu de tensions croissantes au Moyen‑Orient.

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G20 finance talks open as US seeks to ramp up pressure on Iran

Les ministres des finances et les gouverneurs de banques centrales du G20 se sont réunis à l’Omni Grove Park Inn à Asheville, North Carolina, pour discuter d’une nouvelle vague de sanctions menées par les United States visant à freiner les activités régionales de l’Iran. Le responsable du Trésor des United States Bessent a déclaré aux journalistes que l’administration continuerait à « exercer une pression » et a laissé entendre qu’un changement décisif pourrait survenir « d’ici quelques semaines ou mois ».

« Nous allons continuer à exercer une pression, et nous avons déjà eu de très bonnes discussions ici », a déclaré Bessent.

Le timing est crucial. Le dernier échange de tirs entre Téhéran et Israël a ravivé les craintes d’un conflit plus large au Moyen‑Orient, et Washington espère rallier le G20 pour intensifier l’isolement économique de l’Iran sans attendre le déclenchement d’une guerre à grande échelle.

Agenda des US et réponse européenne

L’administration du President Donald Trump utilise le sommet pour présenter un front uni, invitant les alliés à discuter de sanctions « renforcées ». L’European Union a appelé à la poursuite des efforts diplomatiques et a salué toute mesure qui contraindrait l’Iran à cesser ses « activités déstabilisatrices » et à reprendre les pourparlers de paix.

French Finance Minister Roland Lescure a déclaré que son équipe écouterait les propositions des US et envisagerait comment contribuer. « Nous devons tous travailler là‑dessus. Les US ont une vision sur la façon de renforcer les sanctions. Nous allons discuter avec eux pour voir si nous pouvons aider à ce niveau », a‑t‑il déclaré aux journalistes.

Tensions commerciales et priorités plus larges du G20

Au‑delà de l’Iran, la réunion est assombrie par les différends commerciaux en cours entre les US et le Canada, qui menacent de diviser le noyau du G7 du G20. Le Canadian Finance Minister Francois-Philippe Champagne a souligné la nécessité d’une « croissance économique continue » et d’une « stabilité du commerce » pour tous les membres.

Washington, qui détient la présidence tournante, a invité la Poland à prendre place à la table malgré son statut non permanent, tandis que South Africa a été exclue après la réunion de l’an dernier. Un Russian representative était également présent, suscitant une critique discrète d’un fonctionnaire européen qui s’interrogeait sur la raison pour laquelle Moscou, toujours en guerre en Ukraine, n’a pas été exclue.

Valdis Dombrovskis, le responsable économique de l’EU, a indiqué que les discussions du G7 en marge aborderaient le maintien du soutien à l’Ukraine parallèlement à la situation au Moyen‑Orient. Le United States prévoit également de s’attaquer aux « déséquilibres mondiaux » et aux défis de la dette souveraine, faisant écho aux préoccupations passées concernant la surproduction en China qui fait baisser les prix mondiaux.

Les dirigeants d’entreprise suivent de près. Le PDG de JPMorgan Jamie Dimon fait partie des délégués, participant aux discussions sur les obstacles à l’investissement, à l’innovation et à la productivité.

Ce qui attend

Dans les semaines à venir, le United States devrait publier une déclaration officielle exhortant les membres du G20 à appliquer les sanctions existantes et à envisager de nouvelles mesures contre l’Iran. Des réunions bilatérales parallèles en marge du sommet pourraient aboutir à des accords annexes renforçant les contrôles financiers sur Téhéran.

Les analystes avertissent que si le différend commercial entre les US et le Canada s’intensifie, il pourrait saper la capacité du G20 à agir comme un forum cohérent pour la stabilité économique mondiale. Le prochain sommet financier du G20, prévu pour 2027, reviendra probablement sur l’efficacité des sanctions adoptées à Asheville et évaluera si le groupe peut maintenir son unité face à des intérêts nationaux divergents.

Pour l’instant, les discussions d’Asheville constituent un test décisif de la manière dont les principales économies mondiales équilibrent la pression géopolitique avec la nécessité d’une politique économique coordonnée.

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