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Un tribunal colombien ordonne au président de masquer les vidéos graphiques de corps

Un juge colombien a temporairement ordonné au président Abelardo de la Espriella de masquer des vidéos Instagram qui semblent le montrer marchant parmi les corps de criminels présumés.

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Colombia court orders President de la Espriella to hide social media videos of him with dead bodies

Abelardo de la Espriella, qui a pris ses fonctions de président de la Colombie le mois dernier, a été ordonné par un tribunal de Bogotá de dissimuler plusieurs publications Instagram qui semblent le montrer marchant parmi des corps enveloppés dans des sacs plastiques blancs. La décision provisoire est intervenue après qu'un député du Parti Vert ait saisi le tribunal pour faire retirer les images graphiques du compte officiel de la présidence.

Pourquoi les vidéos ont suscité la controverse

Les publications ont été diffusées dans le cadre d'une campagne intransigeante contre les groupes de guérilla trafiquants de drogue du pays, une stratégie soutenue par l'assistance militaire US. Depuis que de la Espriella a assumé la présidence, les forces armées colombiennes ont mené trois frappes aériennes qui ont fait au moins 42 morts, dont six mineurs, dans la région amazonienne et le long de la frontière avec Venezuela. Les critiques soutiennent que les vidéos glorifient la violence et pourraient saper la confiance du public dans le programme anti‑narco du gouvernement.

Alors que le juge a ordonné la « dissimulation des publications… pendant qu'une décision finale est en attente », la décision ne constitue pas une suppression permanente. La formulation laisse la possibilité que les vidéos soient rétablies si un jugement ultérieur ne relève aucune violation juridique.

« dissimulation des publications… pendant qu'une décision finale est en attente »

Ce qui vient ensuite

L'ordonnance provisoire donne à de la Espriella le temps de faire appel ou de se conformer pendant que le tribunal examine la pétition dans son intégralité. Si la décision finale favorise le Parti Vert, l'administration pourrait être contrainte de retirer définitivement les séquences, limitant ainsi son recours à des images graphiques comme outil de propagande. À l'inverse, un jugement défavorable à la pétition pourrait créer un précédent pour un usage présidentiel plus large des réseaux sociaux dans la diffusion de messages de conflit.

Le gouvernement de de la Espriella s'inscrit également dans le cadre du Shield of the Americas, une alliance anti‑cartel dirigée par Donald Trump. La manière dont le président concilie la pression internationale, les contraintes juridiques nationales et l'image d'une campagne violente déterminera la politique de sécurité de la Colombie pour les années à venir.

Pour l'instant, les vidéos restent cachées en attendant un verdict judiciaire définitif, laissant les observateurs suivre la façon dont le nouveau dirigeant de la Colombie navigue entre une action anti‑drogue agressive et le respect des normes juridiques et éthiques.

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