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Lors des séances de questions au Premier ministre, Andy Burnham du Labour a averti que l'augmentation des dépenses de défense ne pouvait pas être financée par la réduction des prestations sociales.

Andy Burnham a déclaré à la Chambre des communes jeudi que toute hausse des dépenses de défense ne doit pas être financée en réduisant le filet de sécurité sociale. Cette remarque faisait suite aux critiques de Kemi Badenoch, la responsable conservatrice du comité des comptes publics, qui a pressé le gouvernement d’augmenter les dépenses de défense à trois pour cent du PIB.
Le débat oppose deux priorités gouvernementales fondamentales : la sécurité nationale et la sécurité sociale. Les fonctionnaires du Premier ministre ont répété que la sécurité est le « premier devoir » de l’État, pourtant les conservateurs ont proposé un plan visant à financer une partie de la hausse de la défense en supprimant 4 billion de livres des allocations logement. Burnham a averti qu’une telle mesure entraînerait une flambée du nombre de sans‑abri, les familles étant contraintes à un hébergement temporaire.
« Je ne pense pas que retirer 4 billion de livres des allocations logement permette d’obtenir le consensus nécessaire sur cette question, car cela créerait des niveaux de sans‑abri dans ce pays que nous n’avions jamais vus auparavant, des centaines de milliers d’enfants en hébergement temporaire. »
Il a ajouté que la sécurité forte dépend de « la résilience de nos communautés », un point repris par le chancelier fantôme du Labour alors que le parti se prépare à l’examen des dépenses de l’an prochain.
Les projections actuelles montrent que le budget des prestations sociales devrait passer à 11.1 pour cent du PIB d’ici 2030, contre 10.7 pour cent aujourd’hui, soit une hausse d’environ 40 billion. Les dépenses de retraite devraient passer de 169.2 billion à 187.5 billion, tandis que les paiements d’invalidité pourraient augmenter de 50.2 billion à 61.1 billion. En revanche, le budget de la défense ne devrait atteindre que 2.7 pour cent du PIB l’an prochain, sans perspective claire d’atteindre l’objectif de 3.5 pour cent, approuvé par l’OTAN, pour 2035.
Le gouvernement doit encore trouver environ 15 billion sur quatre ans, grâce à des impôts supplémentaires ou à des coupes, pour financer le Plan d’investissement en défense. John Healey subit une pression pour livrer, surtout après le départ de son prédécesseur suite à l’échec de financer un objectif de trois pour cent d’ici 2030. Le leader du Labour a promis de « réduire le budget des prestations sociales » et attend les rapports de l’ancien secrétaire à la santé Alan Milburn sur les NEET et un examen séparé mené par Sir Stephen Timms sur les paiements d’invalidité, tous deux attendus après le Budget.
Le prochain examen des dépenses, plutôt que le Budget annuel, présentera la stratégie du gouvernement pour concilier les ambitions de défense avec les engagements en matière de prestations sociales.