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James Orr et Dan Jukes démissionnent après qu’une opération Verbatim les ait montrés en train de courtiser un donateur américain pour financer des sondages, entraînant des signalements à la police et une enquête interne du parti.

Deux hauts responsables de Reform UK ont démissionné après qu’une opération de caméra cachée ait semblé les montrer en train d’organiser un donateur étranger pour financer des sondages d’opinion, une démarche qui pourrait violer le Political Parties, Elections and Referendums Act.
James Orr, responsable de la politique du parti, et Dan Jukes, proche collaborateur du dirigeant du parti Nigel Farage, ont démissionné en attendant le résultat d’une enquête interne que le parti affirme sera menée de façon indépendante et impartiale.
Dans le documentaire diffusé jeudi, les deux responsables sont vus en train de négocier avec un journaliste se faisant passer pour un donateur américain. Ils évoquent le financement de trois enquêtes « à distance » avec le sondeur JL Partners. Jukes dit au futur bailleur de fonds : « Si Nigel accède au Number 10, vous prendrez une pinte avec celui qui sera effectivement son chef de cabinet au Number 10. Si ce n’est pas un intérêt commercial, je ne sais pas ce qui pourrait l’être. »
Orr avertit le donateur de ne mentionner l’arrangement à personne, déclarant : « Nigel ne sait pas. Il ne saura pas. C’est le genre de chose qu’il préfère ignorer. » Il qualifie également l’organisme de surveillance des élections de « totalement inutile ».
Le parti n’a enfreint aucune loi, n’a pas reçu d’argent douteux ou quoi que ce soit de ce genre. C’est un cas évident d’infiltration, et ils ont fait dire à quelques-uns de nos contractuels des propos qui n’auraient peut‑être pas dû être prononcés.
Les partis d’opposition ont transmis l’affaire à l’équipe d’enquête spéciale de la Metropolitan Police, alléguant une possible violation grave du droit électoral. La porte-parole du cabinet des Libéraux-démocrates, Lisa Smart, a écrit à la police, avertissant d’une « potentielle violation grave du droit électoral » et suggérant une complaisance plus large à l’égard de l’ingérence étrangère.
Le parti travailliste et le Parti Vert ont également déclaré qu’ils signaleraient l’incident. Le président du parti travailliste, Bridge Phillipson, l’a qualifié de « scandale qui atteint le sommet de Reform UK » et a exhorté Farage à prouver que son équipe n’a pas enfreint la loi.
Le parti a nié toute faute, décrivant l’opération comme une « piège politique de la part de certains activistes du net zéro ». Il s’est engagé à ne pas commenter davantage pendant que l’enquête interne se poursuit. La Metropolitan Police a confirmé être au courant des allégations et évaluera toute information fournie.
Si la police découvre des preuves de violation, Reform UK pourrait encourir des amendes, des restrictions sur les financements futurs, voire des poursuites pénales contre les personnes impliquées. L’épisode s’ajoute également à une série de controverses entourant le parti, notamment une enquête récente sur un don de 5 million de livres provenant d’un milliardaire de la cryptomonnaie.
Pour davantage de contexte sur les activités récentes de Reform, consultez le rapport sur la conférence du parti à Birmingham.