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L'ex‑premier ministre Imran Khan a été transféré à un hôpital d'Islamabad sur ordonnance de la Cour suprême, entraînant un déploiement massif de police et une vague de soutien populaire.

Des centaines d'agents de police, dont certains brandissaient des matraques, ont bouclé les routes menant à Shifa International Hospital à Islamabad alors que l'ancien premier ministre Imran Khan et son épouse, Bushra Bibi, étaient escortés à l'intérieur.
Le transfert fait suite à une décision de la Cour suprême qui a ordonné l'hospitalisation de Khan dans les deux jours, après que ses avocats ont fait valoir que sa santé se détériorait.
"L'ordonnance de la Cour suprême a été respectée," a déclaré Zulfi Bukhari, porte-parole du parti Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI).Des partisans se sont rassemblés à l'extérieur de l'établissement privé, agitant des pétales de fleurs rouges et scandant des slogans, tandis que l'ancien président Arif Alvi a publié sur X que la nation était « heureuse et dansait de joie ».
La Cour suprême à trois formations a également stipulé que Khan puisse voir sa famille une fois par semaine et parler à ses fils par téléphone deux fois par semaine. Un panel de spécialistes, dont sa sœur, le Dr Uzma Khan, supervisera son traitement. Plus tôt cette année, Khan a subi une chirurgie oculaire qui l'a laissé avec une vision limitée de son œil droit.
Khan, qui a dirigé le pays de 2018 à 2022 avant d'être évincé lors d'un vote de défiance, a été condamné à la fin de l'année dernière à 17 ans de prison pour des accusations de corruption qu'il décrit comme politiquement motivées. Son arrestation a déclenché d'importantes manifestations en mai 2023 et a maintenu la base du PTI mobilisée.
Les experts juridiques s'attendent à d'autres appels et à un éventuel examen international, tandis que le PTI devrait utiliser la santé de Khan comme point de ralliement lors des prochaines élections. La façon dont le gouvernement gère l'affaire sera scrutée de près pour déceler des signes de désescalade ou de confrontation accrue.