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Un sondage Ipsos révèle que 64 % des répondants français craignent pour la santé de leurs proches et que 79 % souhaitent des mesures gouvernementales contre les vagues de chaleur, faisant de l’adaptation au climat un enjeu décisif de campagne.

Un sondage Ipsos publié le 24 août et relayé par Euronews a intensifié la pression sur les candidats à la présidence en France pour présenter des plans concrets d’adaptation aux vagues de chaleur. Il a révélé que 64 % des répondants français ressentaient de l’anxiété ou de la crainte pour la santé de leurs proches en raison des impacts climatiques durant l’été 2026, tandis que 79 % attendent que le gouvernement introduise des mesures pour aider la population à faire face aux vagues de chaleur.
La même enquête a montré que 48 % ressentaient de l’anxiété ou de la crainte pour leur propre santé sur la même période.
| Énoncé | Part des répondants |
|---|---|
| Anxiété ou crainte pour la santé des proches | 64% |
| Anxiété ou crainte pour leur propre santé | 48% |
| Attente de mesures gouvernementales contre les vagues de chaleur | 79% |
| Source : sondage Ipsos publié le 24 août 2026, relayé par Euronews. Base : répondants français. | |
Le sondage a été réalisé alors que la France subissait des vagues de chaleur successives, des incendies de forêt en Gironde, Landes et Var, ainsi qu’une sécheresse sévère touchant l’agriculture. À quelques mois de l’élection présidentielle, l’adaptation au climat passe d’un sujet périphérique à un test de crédibilité pour les principaux candidats.
Des experts cités par Euronews estiment que la réponse politique jusqu’à présent apparaît timide par rapport à l’inquiétude du public. Cette fracture augmente la probabilité que les dépenses d’adaptation, les normes de construction et la planification d’urgence occupent une place plus importante dans les promesses de campagne que lors des précédentes élections.
Les 79 % de demande d’action gouvernementale indiquent un électorat qui attend de l’État, et pas seulement des individus, qu’il gère le risque de chaleur. Pour les entreprises exposées aux secteurs de l’énergie, de la construction et de l’agriculture, les promesses d’adaptation de la campagne façonneront les perspectives réglementaires et budgétaires du prochain mandat.
La question en suspens demeure : comment les candidats financeront-ils ces mesures sans alourdir les pressions fiscales déjà existantes en France.