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Le principal économiste de la BoE préconise une action proactive sur les taux avant la réunion de septembre, avertissant qu’un retard pourrait enfermer le Royaume-Uni dans un nouveau cycle d’inflation.

Bank of England économiste en chef Huw Pill a déclaré aux chefs d'entreprise en Écosse qu’une posture « attendre et voir » sur les taux d’intérêt pourrait laisser s’installer une nouvelle vague d’inflation alors que la guerre en Iran se prolonge.
Pill, un faucon de longue date au sein du Monetary Policy Committee, a indiqué que l’incertitude entourant le conflit ne se résoudra probablement pas rapidement, et qu’un biais en faveur du maintien des taux laisserait la politique « en retard par rapport à la courbe ». Un retard de réponse, a-t-il prévenu, pourrait rendre plus difficile pour la banque centrale de maîtriser les pressions sur les prix plus tard.
« Le problème d’une approche attendre‑et‑voir, c’est que ces incertitudes ne se résolvent pas aussi rapidement ou de façon définitive que nous l’espérerions, entraînant un biais du statu‑quo dans la fixation du Bank Rate », a‑t‑il déclaré.
Il a exhorté le comité à agir « clairement, rapidement et décisivement » lors de sa prochaine réunion le 17 septembre, une décision qui sera scrutée de près par les marchés et les ménages.
En juillet, Pill était l’un des trois membres à voter pour une hausse de 25 points de base, invoquant le même risque géopolitique. Le comité a finalement maintenu le Bank Rate à 3,75 pour cent, marquant la cinquième réunion consécutive sans changement.
Le compte rendu de cette séance avertissait d’une spirale salaire‑prix « insidieuse » si les taux restent trop bas trop longtemps. Bien que les coûts énergétiques plus élevés ne se soient pas encore totalement répercutés sur les prix à la consommation, les prévisions pour les factures d’énergie d’octobre annoncent une forte hausse.
Le relâchement du marché du travail, a noté Pill, pourrait réduire la capacité des salariés à exiger des salaires plus élevés, diminuant ainsi le risque d’un effet de deuxième vague complet. Il a toutefois averti que le relâchement ne garantit pas l’absence de tels effets.
La prochaine décision de politique monétaire dépendra probablement de la conviction du BoE que le choc inflationniste actuel est transitoire ou le début d’une tendance plus persistante. Une hausse des taux viserait à freiner les anticipations, tandis qu’un maintien pourrait signaler la confiance que le choc s’estompera.
Pour une vue plus large de l’interaction entre la politique budgétaire et les mesures monétaires, voir Andrew Griffith’s shadow chancellor appointment.