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Revolut franchit un obstacle réglementaire clé aux États‑Unis et envisage le lancement d’une banque l’an prochain

La fintech basée à Londres a obtenu une approbation conditionnelle des régulateurs américains, rapprochant ainsi la création d’une banque à service complet aux États‑Unis.

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Revolut CEO Nik Storonsky speaking at a business conference, wearing a suit and tie, addressing financial innovation.

Revolut a annoncé avoir reçu une approbation conditionnelle de l'Office of the Comptroller of the Currency (OCC) pour une charte bancaire nationale aux États‑Unis. Cette décision fait suite à un processus de demande long et supprime le premier obstacle réglementaire majeur au projet de la fintech d’ouvrir une banque basée aux États‑Unis dès l’an prochain.

Feu vert réglementaire

L'approbation conditionnelle de l'OCC offre à Revolut un cadre pour poursuivre son dialogue avec la Federal Reserve et la Federal Deposit Insurance Corporation, qui doivent toutes deux accorder l'approbation finale avant que la banque ne puisse commencer ses activités. L’entreprise, dont le siège se trouve à Canary Wharf, a déjà obtenu une licence bancaire complète au Royaume‑Uni et un permis récent de la European Central Bank, indiquant une volonté plus large de s’engager dans la banque réglementée.

« L'approbation conditionnelle de l'OCC constitue une première étape importante vers la création de la Revolut Bank US envisagée. Elle nous fournit les bases pour nous développer sur le plus grand marché financier mondial et offrir l'expérience complète de Revolut à des millions d'Américains », a déclaré Nik Storonsky, fondateur et directeur général.

Contexte sectoriel

La réussite de Revolut intervient après une série de résultats mitigés pour les challengers européens. Au cours des dernières semaines, l'OCC a rejeté les demandes de Wise pour des raisons liées à la lutte contre le blanchiment d'argent et a demandé à Bunq de soumettre un plan d'affaires spécifique aux États‑Unis, tandis que son fondateur Ali Niknam a été critiqué pour avoir proposé un modèle de direction à temps partiel. D’autres entreprises, comme Monzo sous la direction de la nouvelle directrice générale Diana Layfield, se sont retirées complètement du marché américain pour se recentrer sur l’Europe. La plateforme de paiements Zilch a également réduit ses activités aux États‑Unis après un déploiement limité.

Perspectives

Avec l'approbation conditionnelle de l'OCC obtenue, Revolut vise désormais à finaliser ses discussions avec la Federal Reserve et la FDIC. Si ces autorisations sont accordées, la fintech pourrait lancer une banque américaine entièrement agréée en 2025, proposant sa gamme de comptes, cartes et produits d’investissement aux consommateurs américains. Les analystes suivront de près les prochaines étapes, car un lancement réussi pourrait remodeler la dynamique concurrentielle de la banque de détail aux États‑Unis.

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