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Le détaillant de vêtements de sport a revu à la baisse ses prévisions de bénéfice à 700‑800 million de livres, la faiblesse du marché US et les remises agressives ayant affecté les résultats.

JD Sports a annoncé jeudi qu'il réduisait son objectif de bénéfice avant impôt à une fourchette de £700 million à £800 million, contre le plafond précédent de £850 million. Cette révision fait suite à un ralentissement plus prononcé que prévu de ses opérations US et à une concurrence tarifaire accrue dans le secteur.
Les investisseurs ont suivi le plan de croissance du groupe, dirigé par le directeur général Régis Schultz, à la recherche d’indications selon lesquelles le boom de l’athleisure post‑pandémique pourrait se maintenir. Les derniers chiffres montrent que les ventes comparables aux United States, qui représentent environ 35 % du chiffre d’affaires total, ont chuté de 6.8 % au deuxième trimestre, entraînant une baisse sur six mois de 2.8 %. En revanche, le marché UK a enregistré une hausse modeste de 0.8 %, soutenue par la demande de maillots de football répliques et de vêtements d’extérieur.
Le commerce au deuxième trimestre est resté difficile.
Schultz a ajouté que les concurrents recourent à d’importantes promotions pour attirer les consommateurs à court de liquidités, créant un marché « hautement promotionnel » qui exerce une pression sur les marges. L’entreprise s’attend toujours à un flux de trésorerie disponible compris entre £460 million et £520 million, mais la réduction du bénéfice souligne la difficulté de reproduire la croissance de l’époque pandémique dans un environnement consommateur plus contraint.
Plus tôt cette année, le président du groupe Andy Higginson a démissionné à la suite d’un différend au sein du conseil concernant la direction de Schultz. Il a été remplacé par l’ancien directeur général d’IKEA Peter Agnefjall, qui doit désormais rétablir la confiance des investisseurs.
En perspective, JD Sports s’attend à ce que le traditionnel regain de ventes lié à la rentrée scolaire aux US arrive plus tard que d’habitude, ce qui pourrait atténuer l’impact de la baisse actuelle des ventes. Cependant, les analystes avertissent que si la tendance aux remises se poursuit, le détaillant pourrait devoir revoir sa stratégie tarifaire ou accélérer son expansion dans des régions à croissance plus rapide comme Asia Pacific, où les ventes ont augmenté de 1.4 % malgré une représentation de seulement cinq pour cent du chiffre d’affaires total.
Les actions ont réagi fortement, chutant de plus de 10 % à 83 p en début de séance, marquant une baisse de 30 % sur l’année écoulée. Le marché suivra de près la prochaine publication des résultats pour voir si les perspectives de bénéfice peuvent être stabilisées.
Pour une vision plus globale de la manière dont les prévisions de bénéfice sont revues à la baisse dans le secteur, consultez la récente réduction des prévisions de chiffre d’affaires de Klarna.