European business, markets and politics
Dans son premier discours au Trésor, le nouveau chancelier s’engage à des réformes axées sur la croissance tout en faisant face à des critiques concernant les charges fiscales et réglementaires persistantes.

John Healey a prononcé son discours inaugural au Trésor mardi, présentant la croissance comme l’antidote à ce qu’il a qualifié de « crise du coût de faire des affaires ». S’exprimant après une séance de marché obligataire volatile, le chancelier a averti que le coût élevé de la vie et les pressions sur les employeurs ne pourraient être atténués que par une expansion soutenue de l’économie.
Le ton de Healey était calme, contrastant avec la présentation nerveuse de son prédécesseur. Il a promis de supprimer les réglementations inutiles, d’éliminer les lourdeurs administratives et de créer un environnement plus favorable aux entreprises de toutes tailles. British Chambers of Commerce, qui a rencontré le chancelier plus tôt dans la semaine, a averti que toute nouvelle hausse fiscale pousserait le Royaume-Uni « sur la voie de la ruine ».
La seule façon de gérer cela… c’est la croissance.
Il a lié la pression du coût de la vie directement aux défis rencontrés par les employeurs, insistant que « la seule façon de gérer cela… c’est la croissance ». Healey s’exprime deux ans après l’arrivée d’un gouvernement Labour qui a supervisé plusieurs des changements réglementaires qu’il cherche maintenant à annuler. Il a également évoqué un programme de décentralisation, espérant qu’une plus grande autonomie régionale pourrait débloquer de nouveaux flux d’investissements.
Les critiques soulignent que de nombreuses pressions sur les coûts proviennent de politiques introduites sous l’actuelle administration Labour, dont le Employment Rights Act. L’appel de Healey à réduire la bureaucratie se heurte donc au paradoxe d’annuler des mesures soutenues par son propre parti.
Les groupes d’entreprises exhortent le chancelier à privilégier la stabilité fiscale et à tenir les promesses de réduction des charges de reporting, comme les réformes récentes du reporting d’entreprise qui visent à économiser £450 million pour les sociétés. Les prochains mois testeront la capacité de Healey à transformer sa rhétorique de croissance en mesures concrètes qui atténuent le « coût de faire des affaires » pour les entreprises britanniques.
Pour l’instant, l’accent mis par le Trésor sur la croissance future doit composer avec l’héritage des décisions passées et la pression du secteur privé pour stopper de nouvelles hausses fiscales.